Torchwood: Miracle Day

Alors que la crise frappe toujours le domaine des séries TV et où certaines -pourtant copieusement appréciées et suivies, notamment sur la toile- subissent toujours la dictature (pourtant sensiblement dépassée à l’heure du streaming, de la VoD et autres modes de diffusion) de la seule audience directe (la première diffusion télé “classique”) qui les conduit le plus souvent à une mono-saison au récit inachevé, Torchwood, le brillant spin-off de Doctor Who s’est offert une quatrième saison aux moyens dopés par le biais d’une passerelle inédite et ambitieuse entre la BBC et la chaine américaine Starz.
Un projet qui faisait rêver les fans depuis juin 2010 et cette interview de son éminence grise, le producteur Russel T Davies, qui annonçait joliment la couleur… (lien en VO - Anglais)
Ce 8 juillet 2011 (date de première diffusion américaine) le miracle est désormais triplement réalisé. Miracle de voir l’une des fictions britanniques (à l’origine) les plus sympathiques de ces dernières années renaitre pour 10 épisodes en poursuivant ainsi son parcours protéiforme (2 saisons de 13 épisodes et une troisième de 5 jusqu’alors), miracle de la voir s’offrir -en aparté du débat puriste et malgré le risque réel d’y laisser son âme- une stature et des moyens internationaux et miracle enfin au cœur même du scénario de cette quatrième saison lancée ce jour aux Etats-Unis. Miracles ou malédictions ? Premières réponses avec cette bande annonce en version originale sous-titrée ! (Merci Le Village !
)
Le décor est désormais richement planté, l’artillerie lourde -très nettement- de sortie et au delà des incontournables Captain Jack Harkness (John Barrowman) Gwen Cooper (Eve Myles) et Rhys (Kai Owen) la troupe s’étoffe cette fois de: Mekhi Phifer (Rex Matheson), Bill Pullman (Oswald Danes), Lauren Ambrose (Jilly Kitzinger), Alexa Havins (Esther Drummond) et Arlene Tur (Dr. Vera Juarez). Un casting très worldwide pour un grand écart télévisuel et une migration américaine qui amène à construire autant qu’à reconstruire le mythe comme l’évoque ce reportage promotionnel, forcément partial mais aussi aguicheur, de la chaine productrice. (Lien en VO - Anglais)
Mais tandis que les bonnes idées d’hier se mettent à fricoter avec les gros moyens d’aujourd’hui, qui reste dans le bateau et qui tombe à l’eau ? L’interrogation est logique sur la subsistance des spécificités de Torchwood (assez peu grand public jusque là) face à cette nouvelle dimension de production. Ainsi, par exemple, ce quatrième opus comprendra également un volet marketing associé et sera notamment buzzée via une application jeu sur Itunes baptisée Web of Lies se présentant sous la forme de 10 épisodes en Motion-Comic d’une fiction paralèlle mettant en vedette la voix d’Eliza Dushku (Buffy, Tru Calling, Dollhouse) livrés au fil de la diffusion des épisodes de Miracle Day… d’abord gratuitement puis au tarif de $0.99 le pack de 3 épisodes et $2.99 les 10 ! De ce coté là, pas de miracle donc mais on sauve difficilement le monde sans casser quelques tirelires !

Reste qu’au delà des effluves du business, Torchwood: Miracle Day demeure très attendu par bon nombre d’entre nous -notamment ici même - et le plaisir de ces retrouvailles est intact. L’avenir nous en dira davantage sur la pérennité du cocktail mais, pour l’heure, restons sur le petit nuage et laissons les personnages finir eux mêmes de nous mettre l’eau à la bouche… (Lien en VO - Anglais)
Liens utile et suppléments:
- Le site officiel sur Starz ICI
- Torchwood is Back ! et Torchwood Blues, nos précédents posts sur la série, richement pourvus en vidéos sur les saisons précédentes (trailers présentés en V.O)











Comments
Fait #1 : Jack Harkness is back.
Fait #2 : W* is back.
Conclusion plausible : W* is Captain Jack.
Vu ce premier épisode, très réussi et prometteur. Pas la moindre idée de là où ça peut aller, et c’est tant mieux.
Et sinon, c’est moi ou le partenariat avec une chaine US a pas mal atténué l’accent gallois de Gwen ?
Quelle belle idée… et comme ta présence me ravit !

Mes six mois de silence m’auraient ils donc trahi ?
L’hypothèse est, je dois le reconnaitre cependant, un peu trop élogieuse pour John Barrowman…
NOTE: Rien qu’en lisant cela, n’importe qui pourra pleinement se rendre compte de la gravité de mon état !
Reste notre tendance commune à disparaitre périodiquement, avouons le…
…mais pas toujours pour les mêmes raisons, ou déraisons.
Conclusion plausible: Un miracle est toujours possible…
Quant à ce retour télévisuel, il s’effectue de manière bien équilibrée et -plus qu’on pouvait sans doute l’imaginer- dans une intelligente continuité visuelle et scénaristique avec les saisons précédentes. Malgré quelques concessions et aménagements, Russel T Davies semble avoir savamment réussi le dosage de son nouvel élixir. Fan mais conscient de mon parti pris, ma joie n’en est que plus grande de voir que le résultat se passe largement de mes faiblesses coupables en se révélant aussi appétissant !
L’accent de Gwen lissé… ? C’est vrai, un peu, mais on pouvait craindre bien pire. D’autant qu’elle n’hésite pas a clamer ses origines de manière musclée par ailleurs et que les séquences de vie de couple avec Rhys nous raccrochent plutôt bien au “terroir” d’origine. Mais il y a tout de même beaucoup d’argent en jeu, donc de business lié. Au delà de l’attrape nigaud Web of Lies et du gallois polissé, on parle notamment de versions très légèrement différentes diffusées sur Starz et la BBC (première une semaine plus tard, à partir du 14 juillet) avec un “placement produit” (autrement dit des articles publicitairement mis en avant, telle une canette dans le champ de la caméra) différent.
Info ou Intox ? A suivre…
N’empêche qu’au delà des ces inévitables tours de passe-passe marketing, cela s’annonce néanmoins joliment bien.
De quoi ne pas jeter le bébé avec l’aboiement des flingues !
A bientôt, j’espère…
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