Des mots pour demain

Soyez Fous ! n’a ni pour habitude, ni pour vocation, de re-publier des billets (même de qualité) répandus par ailleurs. Mais au sein de notre grand asile, sans cellules ni portes closes, j’ai toujours tenté de promouvoir une forme de liberté et si quelques tags trainent sur les murs, parmi ceux ci figure en bonne place le très soixante-huitard “Il est interdit d’interdire”. Aujourd’hui voit donc la première publication intégrale (avec l’indispensable -selon ma primitive vision du net- autorisation de l’intéressé) d’un billet externe.
Pourquoi ?
Pour faire remonter à peu de frais et d’efforts le taux de fréquentation du site, souvent mis à mal par un cruel manque de temps pour rédiger associé à divers soucis, soubresauts et autres difficultés informatiques ?
Absolument pas…
Si telle était mon intention, un peu de foot, de fesses ou de people voire un cocktail cheap’ des trois, façon Zahia Dehar, suffirait largement à “ameuter les gueux ou exciter les sots” * afin de doper l’audience. Mais l’audience, sans m’en moquer, je me refuserai toujours à la mendier ou la racoler. Aujourd’hui comme hier, Soyez Fous ! demeurera tel qu’il se sent, particulier et non mercantile ou… disparaitra !
Non… c’est beaucoup plus simple et naturel que cela ! Outre le fait que j’ai toujours l’intention -dans un avenir indéterminé et en fonction malheureusement du temps que je pourrais y consacrer et des propositions éventuelles, bienvenues d’ailleurs- d’accueillir quelques plumes (ou claviers) invités, c’est un coup de cœur pour le regard particulier sur le monde offert par le blog “Philosophie naturelle” qui m’en a donné l’impérieuse envie.
Parce qu’aujourd’hui c’est demain déjà…
Parce que les propos tenus par son auteur, Christophe Duman, font précisément écho à mes opinions et reflexions d’éternel utopiste.
Parce qu’en demeurant un “non encarté” dans quelque parti que ce soit, naviguant sous ma seule bannière, je m’autorise en revanche dans un contexte de non violence souhaité, tout rapprochement qui me parait utile à un avenir mal embouché.
Et surtout parce qu’il a cerné en mots extrêmement simples ce qui est LA question cruciale des peuples qui s’autorisent (mot synonyme d’insulte suprême pour les monarques et dictateurs -élus ou non- et de tous les Iznogouds qui les suivent moutonneusement) à croire encore, pour eux même ou ce(ux/celles) qu’ils aiment en un futur qui puisse s’élancer ailleurs que droit dans le mur !
Bravo donc à lui, bienvenue et bonne réflexion à vous suite à sa lecture. Si elle vous inspire autant que moi, ne manquez pas d’en faire part ici bas, sur son Blog ICI
Tant que nous y sommes et puisqu’il est dans le coup lui aussi, profitez en pour découvrir également sur Twitter le respectable compère @Donjipez et son blog “Donjipez Words” (ICI). Parce qu’après tout, tant pis pour eux si leur compteur de visites explose… ça leur apprendra à dire autre chose que des conneries !
Post-scriptum: A celles et ceux eux qui se demandent encore quelle ligne éditoriale cohérente peut enchainer le billet suivant avec un discours de Steve Jobs, je recommande simplement de relire attentivement le nom du site pour enfin (ne toujours pas ?) comprendre. Savoir faire cohabiter et/ou mélanger des contradictions me parait être le chemin de tout équilibre… mais même cela, ça se discute !
*…humble et maladroit clin d’oeil à Kipling, qui n’était ni l’un ni l’autre !

L’anarchisme : notre société de demain
“L’État lui-même est le plus grand criminel. Il crée des criminels plus vite qu’il ne les punit.” Benjamin Tucker
[Citations anarchistes]
Notre société, en particulier celle de la France, se méfie de plus en plus de son gouvernement, à tort ou à raison, puisque, c’est bien connu, les hommes politiques ont décidément un discours malhonnête. A tel point que certains, qui sont de plus en plus nombreux, ne croient plus en l’État et accessoirement aux promesses des hommes politiques. Ces gens-là sont madame et monsieur tout le monde. Mais certains ont un point particulier : ils sont anarchistes. L’anarchisme, apparu au cours du XIXème siècle, pour moi n’est pas un point de vue en soi, mais bien une chose normale, puisque tout être humain, à mon humble avis, devrait être anarchiste, ou du moins, devrait avoir les mêmes (ou quelques-unes des) convictions de l’anarchisme s’il n’apprécie pas la politique.
L’anarchisme est défini pour Wikipédia comme “un système où les individus sont dégagés de toute autorité”. C’est-à-dire sans gouvernement et hommes politiques qui décident à notre place, l’avenir de notre société. Aucun être humain ne devrait décider telle ou telle chose à la place de mille autres, qu’importe l’importance de la décision. Surtout qu’ici cela se compte en millions de personnes. Même si ce même être humain (en l’occurrence ici un homme politique) a été élu par la voie démocratique, il n’est pas toujours d’accord avec toute une société : il est très souvent source de conflits et aujourd’hui de manifestations. L’excuse de “il ne peut pas plaire à tout le monde” n’est pas valable dans ce genre de cas, pour la simple raison que les décisions d’un gouvernement sont bien trop décisives pour la directive de notre société.
Plus concrètement, l’anarchisme est défini comme un“mouvement philosophique et politique hostile à toute hiérarchie et autorité”, il critique “de manière radicale toutes les institutions coercitives : capitalisme, armée, police, famille patriarcale, religion…” selon cette définition. L’anarchisme est pour finir un refus d’autorité (pas dans le sens rebelle bien évidemment) et souhaite une société responsable : la coopération des citoyens, la liberté individuelle absolue (valeurs libertaires), etc. “L’anarchie c’est l’ordre sans le pouvoir.”
Bien loin d’avoir un discours fantaisiste, je ne suis pas anarchiste directement (parce que malheureusement l’anarchisme reste aussi un mouvement politique et je n’apprécie pas la politique) mais j’en ai certaines convictions. Face à une société capitalisée, politisée et déshumanisée, l’humain d’aujourd’hui se doit-il d’être né anarchiste pour se défendre contre cette société ? J’ai l’ultime conviction que oui, puisqu’à mon sens, la liberté et l’indépendance (vis-à-vis d’un gouvernement par exemple) devrait à la base (comprendre dans cette société) être dans les mains de tous et l’anarchisme amène vers ce chemin si simple, dans un langage défini pour être compris dans cette société qui perd de plus en plus pied, qui se laisse de plus en plus influencer par le capitalisme et ses dérives (l’économie malsaine), où la politique se donne de plus en plus de droits face à l’Humanité (les nombreux cas d’expulsion sont une illustration à ce problème), qui elle, est en péril, à cause même de cette société.

Communiqué de presse de la Fédération Anarchiste, à lire pour cerner le tout…
“Utilisant la mort dramatique d’une policière municipale, le gouvernement vient de réautoriser la police municipale à utiliser le pistolet à impulsion électrique «Taser», ignorant les centaines de morts et de blessés graves qu’on peut lui imputer. Les marchands d’armes vont se frotter les mains, un marché vient de renaître
En revanche, tous ceux qui critiquent le système doivent s’attendre un jour à se retrouver en face. Les anarchistes, qui luttent pour une société sans classe et sans État, et par la même sans police, ne se laisseront pas intimider par la répression. Nous n’aurons de cesse de dénoncer, combattre et chercher à mettre à bas cette société capitaliste qui engendre, misère, inégalité et violence, quelque soit le nombre de Tasers braqués sur nous !”
En bref, dans ce communiqué, la Fédération Anarchiste dénonce, — sous le prétexte de la mort dramatique d’une policière municipale –, la réautorisation d’utiliser le“Taser”, ignorant les conséquences sur la santé, qui peuvent dans les cas les plus graves, aller jusqu’à la mort. Elle en rajoute en disant que “les marchands d’armes vont se frotter les mains” : “un marché vient de renaître”. Un bel exemple de répression contre le capitalisme.
Un anticapitalisme défini et assumé. Cela tombe bien, moi qui suis par conviction anticapitaliste. Le capitalisme est un ennemi de l’Humanité. Le capitalisme ou l’humanisme, l’humain ou le capitaliste. Le capitalisme est un regard pervers avec une obsession pour l’argent et est par conséquent prêt à tout, sans limites, pour faire fonctionner une entreprise, un marché. Pour forcer ce caractère malsain, prenez comme exemple le cas des très nombreux salariés sous-traités dans le monde, en particulier en Asie : le fameux Président-directeur général, plus populairement appelé PDG, est dans son grand bureau, juge son travail “fatiguant”, pendant que ses salariés (si on peut les appeler comme ça) survivent à un quotidien difficile et travaillent pendant un grand nombre d’heure dans la même journée, pour finalement gagner à la fin du mois un salaire minable, comparé au travail accompli par le salarié, ce qui lui permet seulement (et durement) de nourrir sa famille.
“Braquons l’existant”, un excellent article qui dénonce avec désespoir l’état actuel de notre société. Un cri d’alarme 100 % anarchiste à lire et à comprendre. Et à débattre : que pensez-vous de l’anarchisme (ou des points qui définissent l’anarchisme, pour écarter le côté politique et mettre en valeur le côté philosophique de l’anarchisme) ?
Merci à mon ami @Donjipez pour son goût au sujet et à ses qualités de secrétaire de rédaction.
Christophe Duman

Crédits photographiques et illustrations: W* - L’étendard “Ni dieu, Ni maitre” et le petit panneau du manifeste anarchiste utilisés étant, eux, libres de droits, du moins il me semble… (le contraire s’avererait, dans un pareil contexte, assez illogique mais, “au cas où”, retrait sur simple demande)










Leave a Comment